Un jour, on nous demande d'être honnête, franc.
Puis, on t'indique subtilement que toute vérité n'est pas bonne à dire. Tu fermes ta gueule.
Les hypocrites t'accusent de focutisme .
On te fait comprendre que tu n'es en rien unique. Tu es une sous-merde au même titre que les autres.
Pourquoi s'acharner ? Faire un pas en avant, un en arrière. Puis une personne arrive et te colle une patate dans la tronche.
Bam. Un autre pas en arrière.
Le pire dans cette histoire, c'est qu'il n'y a aucun véritable responsable. On peut trouver des excuses à n'importe qui. Et si la partie adverse sent que tu prends trop de terrain avec ta pathétique plaidoirie, elle te signale que tu n'es pas parfait, ni infaillible.
Argument d'autorité : tu dois fermer ta gueule. Tu ne peux pas avoir toujours raison.
Résignation, tu sers les dents, les fesses et les poings, tu passes l'éponge.
Faisons l'état des lieux de ma recherche de la vérité :
1 - Nous sommes dans le pure libre arbitre. C'est la loi du plus fort qui règne. Rien n'est direct cependant. Disons que les forts ne passent pas grâce à la force brute, mais par une quelconque rhétorique. On vous fait croire que vous êtes maîtres de vos destins. Cependant, en raison de vos capacités, on vous recommande ( fortement) CE type de vie. Aucun moyen d'atteindre les hautes arcanes de la société, si vous êtes scrupuleux. De même il n'existe ni bien ni mal. La masse image les gentils et les méchants selon leur point de vue, et c'est tant mieux. Tant que l'on pensera que intel est un connard ou une salope, on ne se préoccupera pas de ce qui est réellement important. Laissons aux dirigeants le soin de décider dans leur ultime sagesse. Sans verser dans la théorie du complot international, la démocratie n'existe pas, elle n'est présente que dans le dictionnaire.
2 - Nous sommes dans le pure déterminisme. Nous ne décidons de rien. Il n'y a ni loi du plus fort, ni quoi que ce soit puisque tout est écrit à l'avance. Chacun à un rôle à tenir. On ne sait pas à quoi tout cela doit servir, et c'est bien mieux ainsi. Nous autres pauvres humains, ne somme bon qu'à être les esclaves d'une intendance qui dépasse notre entendement. Avouez que ce genre de pensée est confortable : quoi que l'on fasse, c'était écrit. Je peux tuer une grand mère, sans à avoir de remord pour " après" ; c'était mon rôle après tout. Et puis la société ne serait qu'illusoire ; comme la justice d'ailleurs.
3 - Ni déterminisme, ni libre-arbitre pur et dur. Nous sommes dans une espèce de mélange des deux. Généralement notre vie ne tourne qu'autour de grand principes : " sexe", "argent", " famille et amis", " frustration et déception". Les gens sont largement prévisibles, mais ont des pointes de choix délibérés et inattendus. En règle général, nous sommes égoïstes, égocentriques, narcissiques, prétentieux, orgueilleux, cruels, gentils, attentionnés, pragmatiques, superficiels, généreux, hypocrites, mauvaises fois, menteurs. Remarquez que cette petite énumération incomplète peut s'appliquer aux deux premières hypothèses. Quoi qu'ils en soient, il arrive un moment où lorsque l'on rencontre une personne delta, on lui colle rapidement une étiquette inconsciente. Ce qui est stupide, car apparemment, nous pouvons êtres imprévisibles.
Je pourrais m'étendre sur une panoplie d'hypothèses qui se battent en duel multiples dans ma tête, une seule chose reste constante. Préparez vous car, je vais plonger encore plus dans les lieux communs : la vie est injuste.
J'ai saisi ce que ressentent les vieux et les malades.
A quatre vingt ans, il est clair que je n'aurais pas peur de la mort.
Je serais trop fatigué.